Mieux caractériser les atteintes de la moelle épinière dans la sclérose en plaques grâce à l’imagerie quantitative à ultra-haut champ

16 avril 2026
Une équipe du CRMBM a mis en lumière l’intérêt de l’imagerie quantitative à 7 teslas pour mieux caractériser les atteintes de la moelle épinière dans la sclérose en plaques. Ces résultats représentent une avancée prometteuse pour mieux comprendre la maladie et affiner son suivi.

Après avoir mis en évidence l’apport de l’IRM 7T anatomique pour la détection des petites lésions médullaires, l’équipe a voulu démontrer sa plus-value pour caractériser les atteintes des sous-structures de la moelle dans la SEP, grâce notamment à la cartographie de relaxométrie T1 (une technique non spécifique mais très sensible à la démyélinisation et la neurodégénérescence).

Dans cette étude exploratoire, menée chez 15 patients présentant une sclérose en plaques récurrente-rémittente et 15 témoins sains appariés selon l’âge, réalisée en partenariat avec le service de Neurologie – Maladies Inflammatoires du Cerveau et de la Moelle Epinière (MICeME, Hôpital de la Timone, APHM), la topographie et la distribution des lésions ont été analysées à l’échelle du groupe. Une analyse globale à l’échelle de l’individu, qui pourrait être utilisée en routine par les cliniciens pour le suivi et l’évolution pronostique, a été proposée pour évaluer rapidement l’intégrité tissulaire de la moelle. Des atteintes structurelles infracliniques au stade précoce de la maladie ont ainsi pu être montrées.

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