
Après avoir mis en évidence l’apport de l’IRM 7T anatomique pour la détection des petites lésions médullaires, l’équipe a voulu démontrer sa plus-value pour caractériser les atteintes des sous-structures de la moelle dans la SEP, grâce notamment à la cartographie de relaxométrie T1 (une technique non spécifique mais très sensible à la démyélinisation et la neurodégénérescence).
Dans cette étude exploratoire, menée chez 15 patients présentant une sclérose en plaques récurrente-rémittente et 15 témoins sains appariés selon l’âge, réalisée en partenariat avec le service de Neurologie – Maladies Inflammatoires du Cerveau et de la Moelle Epinière (MICeME, Hôpital de la Timone, APHM), la topographie et la distribution des lésions ont été analysées à l’échelle du groupe. Une analyse globale à l’échelle de l’individu, qui pourrait être utilisée en routine par les cliniciens pour le suivi et l’évolution pronostique, a été proposée pour évaluer rapidement l’intégrité tissulaire de la moelle. Des atteintes structurelles infracliniques au stade précoce de la maladie ont ainsi pu être montrées.
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